Plancher
Plancher
Assembler un plancher
Numéroter un plancher
Assembler un plancher
Les différents modes d’assemblage d’un plancher sont généralement déterminés en amont du montage de décor, en bureau d’étude ou à la construction.
Les machinistes sont souvent peu sollicités sur ces choix.
Par contre modifier, (improviser ?) l’assemblage d’un plancher font partie des compétences du machiniste.
Se préparer à poser et assembler un plancher :
- La pose du plancher et son ajustement peuvent être piégeuses pour les mains, porter ses gants et communiquer entre machinistes dans le calme est indispensable pour éviter pincements, écrasements, ou tout simplement des erreurs.
- Les chants des planchers sont souvent particulièrement fragiles, une cale en bois et une masse ou un maillet sans rebond sont toujours plus adaptés qu’un bon coup de pied avec des chaussures de sécurité. Si vous devez utiliser une plume pour séparer deux parties ou ajuster il faut bien s’assurer que le plancher va supporter le bras de levier sans s’abimer.
- Favoriser le déplacement sur charriots quand cela est possible.
Les principes de l’assemblage:
- Préparer le sol : balais pour ôter ce qui pourrait trainer et gêner la pose, optimiser l’espace pour ne pas avoir à déplacer sans cesse des éléments autour ou dans la zone de travail.
- Suivre l’ordre de montage définit par la numérotation et les consignes du ou de la régisseur·se plateau ou personne en charge de les transmettre.
- Tracer au sol la ligne définie comme celle de départ (à l’aide d’un cordeau, d’un décamètre, d’un tasseau vissé au sol, des lignes du plancher du lieu, de sangles avec repères..etc) pour s’assurer de son placement. Cela facilite également l’alignement des parties entre elles.
- Si nécessaire, pour s’assurer d’être parallèle à notre ligne repère ou si on a besoin de tracer une perpendiculaire il existe la règle dite du « 3 ;4 ;5 ». Elle reprend le théorème de Pythagore : Dans un triangle rectangle, le carré de la longueur de l’hypoténuse (ou côté opposé à l’angle droit) est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. A²+B²=C²


- Vérifier l’ajustement de la profondeur pour s’assurer d’un bel affleurage de la face.
- Vérifier la jonction entre deux parties. Avoir toujours le même “jour” permet une pose du plancher plus juste et plus simple en évitant des multiples retouches. Certains modes d’assemblages facilitent cette étape (Grenouilles, voir dessin ci après)
- Vérifier les deux diagonales au décamètre, si elles sont égales l’équerrage est bon.
Les différents assemblages des parties du plancher :
Plusieurs facteurs déterminent le choix du mode d’assemblage: économique,usage (changement rapide,alternance), discrétion, propriétés mécaniques.
- Grenouilles.
- La préparation des éléments du plancher pour la mise en place des grenouillères et leur prix limitent leur emploi. Précis, fiable et facile à mettre en œuvre. Visible, trou permettant le passage de la clé vers l’insert pour le serrage.

- Peignes
- Nécessite parfois une petite prise en main Attention ! Cette technique facilite l’ajustement : elle assure l’affleurage. Par contre elle doit toujours être utilisée en complément d’un assemblage « verrou » (type vissage au sol ou cerclage).

- Languettes
- Peut être difficile suivant les aspérités du sol et la présence d’angles droits. Bien surveiller l’ajustement de la face et les jonctions. Elle permet un affleurage idéal en surface et est peu couteuse. Attention ! Cette technique doit toujours être utilisée en complément d’un assemblage « verrou » (type vissage au sol ou cerclage).

- Tourillon
- Très similaire sur le principe à l’assemblage avec les languettes elle est pourtant plus aisée à mettre en œuvre car elles s’encastrent plus facilement. Bien surveiller l’affleurage de la face et les jonctions. Elle permet un affleurage idéal en surface et est peu couteuse. Attention ! Cette technique doit toujours être utilisée en complément d’un assemblage « verrou » (type vissage au sol ou cerclage).

Complément : pour finaliser un plancher avoir des pentes autour. Pour une meilleure circulation plateau/coulisses surtout en cas de roulants, pour une meilleure sécurité, pour servir de ceinture
Numéroter un plancher
La numérotation d’un plancher peut se faire à divers moments: en amont à l’atelier de construction, lors du premier montage.
Elle n’est certainement pas gravée dans le marbre. Comme le plus important c’est qu’elle facilite le travail des équipes au déchargement/montage/démontage/chargement, si le premier choix de numérotation s’avère n’être pas le bon il ne faut pas hésiter à la modifier, ou même la changer totalement.
Pleine de finesse elle doit être pratique en considérant les points suivants :
- Logique individuelle. Le ou la régisseur·se plateau doit pouvoir transmettre facilement la mise en œuvre du montage.
- Logique collective. Elle doit faciliter la compréhension de la mise en œuvre par les machinistes.
- Elle facilite la préparation de l’ordre de montage des éléments.
- Elle doit être invisible pour le public.
- A contrario sa visibilité doit être rapide et facile pour les machinistes lors de la manutention des éléments.
- Elle doit tenir dans le temps, souffrir l’usure.
Ci après quelques exemples proposés, ils ne sont que des suggestions, à chacun·e de les adapter selon les principes énumérés précédemment.
A noter : Charger les éléments du plancher sur charriots dans l’ordre de la pose définie par la numérotation facilite toujours le montage !


